koncesja fr

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Une petite station de radio polonaise, qui touche 3 millions d’habitants à Varsovie et dans ses environs, ainsi que la diaspora polonaise de l’Illinois, peut-elle escompter recevoir de l’aide ?
Le problème qui la touche est plus grave que ce toilettage de la loi sur l’Institut de la Mémoire Nationale en Pologne, qui prétend extirper les crimes passés de la conscience polonaise et rendre susceptible de poursuites pénales leur rappel, leur évocation, ou leur analyse.
Le problème est plus grave, car il menace la liberté d’expression, et jusqu’à la possibilité même de conduire une activité commerciale quelconque. A moins bien sûr, d’adhérer à la ligne du parti au pouvoir.

De la liberté d’expression
et du saccage des médias locaux
c’est à dire au sujet de la Pologne elle-même

La liberté religieuse, celle de la presse, la liberté d’expression, de pétition, et de rassemblement, toutes relèvent du premier des dix amendements apportés à la constitution américaine entre 1789 et 1791, et connus sous le nom de « Déclaration des droits ».
Pendant plus de 200 ans le premier amendement a constitué un des socles de la culture et de la politique en Amérique. La censure n’y a pas eu sa place et toutes ses tentatives d’éclosion se sont heurtées à une opposition et une réaction résolues, ainsi qu’aux décisions rendues par la Cour Suprême des Etats-Unis. On peut même dire que c’est aux Etats-Unis que s’est trouvé accomplie la sentence forgée par Evelyn Beatrice Hall, qu’elle attribuait à Voltaire : „Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”.

Communiquer la liste des liens vers les articles qui se sont intéressés à la Pologne au cours des 6 derniers mois nécessiterait un peu trop de pages A4. Evitons de gâcher du papier.

A l’époque où ses voisins se la partagèrent, quand la Pologne disparue de la carte du monde, puis au moment de sa résurrection en 1918 sous la IIe République, enfin à la suite de la seconde guerre mondiale, quand les communistes tenaient le pouvoir, il n’y avait pas de liberté d’expression, la tolérance était absente ; à leur place s’appliquait la censure, et c’était ainsi.
Bien que le communisme se soit semble-t-il effondré en 1989, cela n’a pas signifié pour autant que la tolérance se soit mise à régner et la liberté d’expression se soit partout imposée comme un préalable. Des contraintes juridiques continuent d’encadrer la liberté de parole, bien qu’elles ne soient plus comparables à celles en vigueur à l’époque communiste. En conséquence, il existe des circonstances dans lesquelles les tribunaux polonais prononcent des décisions d’interdiction à l’encontre de publications.
Le 11 décembre 2017, la KRRiT, dont les prérogatives en Pologne sont similaires à celles du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en France, infligea à la chaîne de télévision TVN une lourde amende de 1,48 million de zlotys (environ 350.000 euros), sanctionnant une « présentation malhonnête» de l’information. Après la polémique que cette décision provoqua, le président de ce même organisme annula cette sanction. Le fait que TVN soit la première télévision en Pologne et qu’elle soit la propriété d’un actionnaire américain, n’y est pas étranger.
Cette affaire avait pris de l’ampleur non seulement en Pologne mais aussi aux États-Unis. Hélas, les propriétaires d’autres médias de moindre importance ne peuvent espérer, eux, ce même soutien politique venu de l’autre coté de l’océan.
En 2008, après avoir obtenu un licence d’émission, Radio Hobby est apparue sur les ondes. La station est modeste, locale, et couvre en partie Varsovie et ses abords plus au nord.
Depuis ses tout débuts, la station donne la priorité à l’actualité locale, ses programmes soutiennent diverses initiatives à but social, particulièrement lorsque celles-ci concernent les personnes handicapées.

L’année 2013 a vu le président de la Douma de Russie affirmer que « les Russes sont sensibles à l’importance des relations entre les gens; ainsi ils aiment beaucoup la culture polonaise, de même que les Polonais aiment la culture russe. ». Il prononçait ces paroles après s’être entretenu avec le président polonais Bronisław Komorowski et la présidente du parlement polonais Ewą Kopacz ; l’année 2015 allait ainsi être proclamée année de la Russie en Pologne et année de la Pologne en Russie.

Les préparatifs commencèrent alors tant du côté polonais que russe, on signa des contrats, on noua des contacts, dont on espèrait de fructueuses rencontres, des concerts, des diffusions cinématographiques, etc. C’est dans cette atmosphère euphorique que le patron de Radio Hobby s’engagea à diffuser sur plusieurs années le programme « Sputnik », un magasine en langue polonaise au contenu d’origine russe.
Malheureusement, très peu de temps après en 2014, la Russie s’est occupée de la Crimée, puis la guerre s’est déclarée dans l’est de l’Ukraine. En juillet de la même année, le gouvernement polonais déclarait ainsi qu’il n’y aurait pas d’année de la Russie en Pologne ni d’année de la Pologne en Russie. Jour après jour, l’atmosphère changea, et de plus en plus fréquemment apparurent dans les médias des mentions sur « les officines russes ». Jusqu’alors applaudi pour son initiative à collaborer, Radio Hobby s’est soudain retrouvée citée comme l’exemple même du média pratiquant et diffusant de la « propagande russe ».

Pourtant, avant de devenir ce « cas typique » de « propagande russe » dans les médias, Radio Hobby avait été accueillie comme mécène des commémorations en Mazovie des « 25 ans du retour à la liberté » par le président Bronisław Komorowski. Et cela même après l’agression de l’Ukraine par la Russie !
C’est dans cette atmosphère politique qui venait de se retourner que la présidence du KRRiT pris la décision de retirer à Radio Hobby son autorisation d’émettre ; depuis cette date, le site internet du KRRiT signale la radio comme émettant illégalement.

L’année 2015 a vu la victoire aux législatives en Pologne du parti « Droit et Justice ».
En 2015, le directeur sortant du KRRiT suspendit l’annulation de l’autorisation d’émettre de Radio Hobby, mais son successeur décida de rouvrir la procédure, afin que la radio soit finalement privée de sa licence.

Le motif officiel de sa décision fut encore une fois « la violation par le propriétaire de la radio des conditions d’exercice de sa licence d’émission, du fait de la diffusion d’un programme russe ».

A l’automne 2017, un membre du KRRiT accorda une interview à une radio liée au parti au pouvoir, c’est à dire à Droit et Justice. Au cours de l’interview, il qualifia Radio Hobby de suspecte, puisqu’elle servait de relais à une « émission de propagande russe » et estima que sa licence d’émission serait mieux utilisée par une autre station. Comme par exemple par la station sur laquelle cette interview était menée.
Au moment où le KRRiT avait agit contre la télévision TVN, on avait entendu des cris aussi bien en Pologne qu’à l’étranger. Mais maintenant que la répression s’abat sur une petite radio locale, on a l’impression que ça n’intéresse personne.

Et pourtant, Radio Hobby ne se résume pas à ce seul et unique programme d’origine russe. C’est chaque jour 5 heures de programmes dédiés à la diaspora polonaise aux États-Unis, un programme auto-moto, le soutient gratuit d’initiatives sociales, en particulier celles dirigées vers les personnes handicapées, des programmes politico-économiques animés par un journaliste, auquel il serait difficile de trouver ne serait-ce qu’une légère sympathie pro-russe, et enfin des programmes animé par un… député de ce même parti Droit et Justice. Radio Hobby est ouverte à toutes les tendances politiques en Pologne, et s’invitent à l’antenne des hommes politiques de l’Alliance de la Gauche Démocratique, de la Plateforme Civique, du mouvement Kukiz’15, du parti .Moderne , du parti Liberté, et finalement aussi du parti Droit et Justice. Tous y ont l’opportunité de s’y exprimer, d’y détailler leurs programmes politiques. Tous sans exception. Nous osons affirmer que Radio Hobby est le média le plus pluraliste de Pologne.
Et malgré tout, encore et encore le KRRiT s’obstine à retirer son autorisation d’émettre à la radio, encore et encore il néglige de regarder l’essentiel au profit d’une approche politicienne, à laquelle est suspendu l’avenir de la radio.
Avons-nous la moindre chance ? Est-ce que les médias de par le monde, qui ont su se captiver pour la chaîne de télévision TVN, décideront de prendre parti pour notre radio ?
Finissons par ce mot de Noam Chomsky:.
« Si tu crois en la liberté d’expression, tu crois en la liberté d’affirmer des points de vue qui ne te plaisent pas. Goebbels était un partisan de la liberté de dire ce qui lui plaisait. Staline également. Si toi tu es pour la liberté de parole, cela veut dire que tu es pour la libre diffusion de ces opinions qui sont précisément celles que tu détestes. »

e-mail: redakcja@hobby.pl

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